Affichage des articles dans Carnet de voyage

     

    Lors de notre dernier entretien téléphonique, Athanasie, directrice de l’orphelinat Noël à Nyundo au Rwanda nous a demandé, au nom de toute son équipe, de vous présenter ses vœux les meilleurs pour l’année 2012,
    Ses vœux pour les familles d’enfants nés au Rwanda et aussi pour toutes les familles qui se sont formées ou agrandies  avec l’aide des « Enfants Avant Tout »,
    Ses vœux de bonheur et santé, de réussite et de partage.
    Avec ses propres mots « Je vous souhaite une belle année ».

    L’année scolaire a commencé cette fois encore en poursuivre la lecture…

    J’ai effectué mon deuxième voyage fin janvier 2011 et à vrai dire, j’avais plus que hâte de revoir mon petit garçon mais… à la fois, j’appréhendais nos retrouvailles.

    cimg9370Ce délai de 7 semaines nous a paru long, alors pour un petit qui n’a pas de notion de temps, est-ce que cela n’a pas été trop long ? Bref, des tas de questions peuvent vous venir à l’esprit, mais quand on y est… les réponses deviennent évidentes.Dans  la salle d’attente du Toukoul, je n’étais pas seule, d’autres parents étaient présents avec les mêmes préoccupations.

    imgp0618Les enfants sont enfin arrivés, mon fils le premier… il n’avait pas changé et ce n’était pas que physique. Sa première réaction c’était comme à notre première rencontre,  larmes et je veux rester dans les bras de la Nounou. mais contrairement à notre 1ère rencontre, cela n’a pas duré longtemps (peut-être 15 minutes ?) Bref, là, j’étais un peu inquiète, car j’ai vraiment pensé que la reconquête de mon petit bout allait être plus difficile !

    p1010657La Nounou lui a parlé (sans doute pour le rassurer et lui dire « regarde, c’est ta Maman, tu te souviens » )J’ai repris ma place dans la salle, la même qu’au premier séjour (autant vous dire que je mettais tous les atouts possibles de mon côté). J’avais préparé un autre album photos, des photos de notre rencontre avec lui, fin décembre. Et là, bingo… j’ai une réaction lorsqu’il regarde les photos. Il me regarde ( j’étais dans la même tenue que sur les photos), on tourne les pages, et là, il y a Papa avec lui, mais il n’est pas présent à ce deuxième séjour. Eh bien, je vous le donne en mille, mon fils a mis en évidence (au doigt) son père et il n’a plus quitté cet album durant le voyage (durant lequel, l’album est devenu PAPA)… Je ne sais pas ce qui c’est produit exactement, mais mon fils, bien qu’il gardait un visage fermé, a commencé à marcher dans la salle, aller chercher les jouets, à jouer avec moi (tout simplement). Bon, la nourrice est arrivée, et là… il était bien heureux.

    Le 2e jour, c’était de mieux en mieux… j’ai même eu droit à des mots et à un sourire. Il est magnifique lorsqu’il sourit. L’arrivée de la nourrice… Ouais, j’aurai pu rester plus longtemps avec maman.

    Le dernier jour, lorsque je viens le chercher, j’espère avoir une réaction positive de lui, celle qui m’encouragerait sur la fin de ce voyage et le retour à la maison. J’ai été au comble du bonheur, car mon fils m’a fait un très beau cadeau en n’ayant aucune réaction de peur, d’angoisse… Il n’a pas pleuré ! Bon la Nounou, si…

    Le voyage dans le van a été super, il n’a rien loupé, il montre du doigt, il parle. A L’hotel, c’est miraculeux… il me fait des farces, il joue, il éclate de rire constamment…. je ne le reconnais pas, et c’est MON FILS. Je le change pour la première fois… et là…le petit est sur ses gardes. Avais-je la main suffisamment sûre. Et bien oui, après une légère réticence de sa part, il m’a laissé faire. Avant de quitter l’Ethiopie, j’ai pris le temps d’apprendre les mots usuels amhariques tels que dodo, non, oui, demain, manger (c’est des mots très courts et bien utiles parfois)

    Le voyage en avion s’est super bien passé, il dormait, jouait, regardait par le hublot les lumières au sol, ou mangeait. La voiture… c’est autre chose, l’explication du pourquoi du siège-auto et la ceinture de sécurité… je vous laisse imaginer. La découverte de la maison… il l’a bien reconnue, à croire qu’il y avait toujours vécu…et depuis, quelles animations !

    imgp0619ELIAM, notre petit garçon se porte bien, pas de galle, pas de teigne…les médecins (maladies tropicales et pédiatre du CHU d’Angers) ont mis en évidence un très bon suivi de la santé des enfants en Ethiopie et du sérieux de l’association. Moi, pour ma part, je rajouterais qu’un travail formidable et extraordinaire est effectué par des gens (qui pour nous, resterons peut-être toujours des inconnus) auprès de nos enfants et de ceux qui resteront en Ethiopie, et le simple mot « MERCI » me paraît bien faible face à l’ampleur de cette tâche.

    A tous les futurs parents, je leur conseillerai (enfants de moins de 3 ans) de prendre une ceinture style port africain, les enfants prennent tout de suite la position et ils se sentent rassurés et vous, vous gardez les mains libres pour les bagages, les papiers, les contrôles,( le Toukoul vend des ceintures de portage au cas où (commandez-la au premier voyage, sinon ) en plus dans l’avion elle vous servira de plaid pour le petit. Pensez à éviter la ceinture, les chaussures difficiles à enlever pour passer les contrôles. Pour l’avion, pour éviter de déranger mon voisin, j’avais un sac à langer miniature tout prêt dans mon bagage à main(lait en poudre dans un doseur, crème, eau…de moins de 100ml), si bien qu’il m’a été facile de tout avoir à disposition sous mon siège.

    Ah oui, j’oubliais l’essentiel, nos enfants sont vraiment, mais vraiment bien préparés à leur départ,ils connaissent même certains mots français (non, oui, pôt, caca, papa, maman, manger…) et surtout, ILS SAVENT QUE VOUS ETES LEURS PARENTS…

    Enfin bref, au final, c’est que du Bonheur…EN FAMILLE depuis le 29/01/2011. Merci à EAT et bon voyage aux prochaines familles.

    Elisabeth et Stéphane.

    SEJOUR EN HAITI

    … Nous nous trouvons à présent dans l’avion qui va nous transporter vers notre destination. Après 1h45 de vol, alors que l’appareil a amorcé sa descente, nous apercevons enfin Port-au-Prince. En nous rapprochant, les camps de fortune apparaissent d’ici de là et une multitude de taches bleues nous indique la présence de tentes. Il n’y a pas un bruit dans l’avion, un silence de cathédrale, chacun est collé près des hublots pour apercevoir l’étendue du désastre. Une fois posé, nous récupérons nos bagages dans le hall provisoire de l’aéroport sans problèmes particuliers. Puis nous passons la porte et apercevons rapidement Batalien, Maurice et Shella, la nièce de Louisimond, les retrouvailles sont émouvantes, nos étreintes n’en finissent plus, nous attendions cet instant depuis si longtemps et tellement d’évènements se sont passés. Trois enfants les ont accompagnés, trois privilégiés car tous voulaient venir …

    Lire la suite:

    https://docs.google.com

    Photo prise le jour de mon départ

    batiBATI ville au nom magique évocateur de mille senteurs.

    Si vous le voulez, je vous invite à nous suivre et découvrir le Marché de Bati, l’un des plus grands, des plus vivants d’Ethiopie.

    Ce 27 juillet 2009, pour être « à la fraîche » nous dit Claude, nous devons quitter Kobomlcha (375 Kms au Nord-est d’Addis) dès 7h30, là où nous venons de passer la nuit.

    Il fait déjà + de 30° et peu après nous atteindrons les 38° 40°… Avant de quitter le marché, nous aurons, d’ailleurs, l’obligation de consentir à une petite halte, à l’ombre d’une échoppe, pour éviter le malaise !

    Très vite, nous rencontrons de très nombreux marcheurs qui cheminent vers Bati. Certains ont quitté leur hameau depuis plus de 5 heures. Les femmes ploient sous d ’énormes fardeaux tout comme les chameaux et les ânes. Les hommes se déplacent le « dula » (bâton) en travers de l’épaule.

    BATI, nous y voilà.Epices marché de Bati
    poursuivre la lecture…

    Après un arrêt buffet à Dabra-Birham, nous prenons la route pour Ankober, petit village, qui fut par le passé, la capitale des rois du Choa. Sur un éperon rocheux, on peut encore y voir les derniers vestiges de sa grandeur passée. Les ruines du château de Ménélik voisinent aujourd’hui avec l’Ankober Palace Dodge. Du pied de ce piton,une vue splendide, grandiose, sur le lointain pays afar, nous est offerte

    ankob145 Kms de piste sinueuse, panoramas grandioses, contrastes, diversités des sommets bleutés, de belles vallées, d’une campagne luxuriante aux patchworks du vert tendre au plus soutenu, camaïeu de bruns clair au plus foncé, presque noir, en passant par l’or pâle des champs ondulants d’orge, tef ou sorgho, les forêts d’eucalyptus vert de gris, de sapins sombres, ruisseaux, rivières serpentant dans les collines. Quelques singes «colobes ou guéréza » vêtus d’une houppelande de poils blanche et noire, à la queue touffue, nous feront l’agréable surprise de nous offrir une belle séance de voltige.

    Hommes, femmes, enfants, ânes, très chargés, rentrent du marché. Ils escaladent les éboulis, les chemins abruptes à travers les collines, pour rejoindre leur village, sous une chaleur écrasante et pourtant nous les entendons chanter…

    Ici et là des hameaux de toukouls avec la particularité de leurs murs en pierres sèches récupérées à proximité, dans de vastes et surprenants champs de pierres debout.

    ankob2Kum, Kum… (stop), les paysages époustouflants nous obligent à de fréquents arrêts-photos. Vous le savez déjà, Claude a l’art de saisir l’opportunité, la bonne lumière, le regard. Thierry progresse près du « Maître», moi, j’essaie !!! C’est aussi l’occasion de distribuer crayons de couleur ou stylos bille à la ribambelle d’enfants qui viennent vers nous, sortis d’on ne sait où, curieux, craintifs parfois, ils nous gratifient de leur merveilleux sourire.

    Mais l’une de nos plus belles rencontres de ce séjour apparaît… poursuivre la lecture…