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    Le volcan Nyragongo est situé en RDC, il est distant de 15/18 km de Goma (RDC- Congo)  et de Gisenyi (Rwanda).

    Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 mai 2021, le volcan est entré en éruption : des tremblements de terre se sont produits jour et nuit, détruisant des maisons, des routes, coulée de lave importante.

    Les volcanologues n’excluent aucun scénario.

    -  L’éruption du Nyiragongo se poursuit sur son flanc sud en provoquant des fractures jusque dans les villes de Goma (RDC) et Gisenyi (Rwanda) et des coulées de lave détruisant une partie de ces villes ».  Il n’est pas exclu que la coulée de lave atteigne et se déverse dans le Lac Kivu.

    Les volcanologues  s’interrogent sur la fin réelle de l’activité éruptive du Nyiragongo. Des phénomènes, comme la forte activité sismique, les fissures dans la ville de Goma (RDC) et Gisenyi (Rwanda) et les mesures de déformation du sol dans la région laissent penser qu’elle pourrait reprendre.

    Il est à craindre que, tout comme pour le week-end du 22/23 mai, aucun signe précurseur n’annonce vraiment l’occurrence d’un épanchement de lave.

    Espérons que les coulées de lave et que de nouvelles secousses ne provoqueront pas de fissure sous la lac Kivu- un lac immense.

    Le Kivu, est chargé de méthane et de dioxyde de carbone, c’est une véritable bombe à retardement.

    Un ordre d’évacuation a été émis par les autorité.

    Des milliers de personnes fuient la région, entre 5 000 et 10 000 seraient arrivées au Rwanda. D’autres milliers partent dans une région de RDC éloignée de Goma.

    Des nouvelles des structures que nous aidons.

    - de Community Base Living  (CBL)  reçues de Théo – le responsable rwandais et de Sharon Gallagher.

    Deux des quatre maisons sont gravement endommagées et ne sont plus habitables.

    Les 22 personnes vulnérables- en situation de handicap – à prendre en charge plus 13 aidants sont aujourd’hui à Rugerero (environ 12 km de Gisenyi)  regroupés, « entassés » dans deux maisons!

    Ils ont pris les vêtements, la literie et la nourriture qui pouvaient être emportés. Théo – le responsable du centre CBL a déplacé tout le monde en voiture car tous les autres transports sont pris. Une journée et une nuit ont été nécessaires.

    Tout le monde cherche désespérément un logement et malheureusement de nombreux propriétaires profitent de la situation pour augmenter les tarifs de location.

    Théo s’est rendu également à Kigali pour acheter de la nourriture. Il va tenter de rencontrer  des fonctionnaires des ministères pour obtenir de l’aide.

    Le sentiment d’impuissance est réel face à cette situation chaotique.

     

    - du Centre scolaire de Nyundo reçues de Jean-Claude, le directeur pédagogique.

    Si les secousses sont parvenues à Nyundo, elles n’ont pas engendrées des dégâts aussi importants qu’à Gisenyi et Goma.

    Les bâtiments de l’école ont bien résisté.  Quelques fissures et un réservoir d’eau qui a éclaté.

    Des élèves de l’école ne fréquentent plus l’école depuis l’éruption car les maisons familiales  se sont écroulées dans le secteur de Nyundo.  Cela concerne également les élèves venant d’un rayon proche de Gisenyi.

    Certaines maisons autour de Nyundo ont été impacté par les secousses.

    C’est vraiment  l’incertitude pour l’avenir. Les habitants vivent dans la crainte de nouvelles secousses.


     

     

    HAITI

    L’année 2020 en Haïti a été marquée par l’arrivée du covid 19, ce virus qui est rentré dans tous les pays n’a pas épargné Haïti. Les haïtiens comme à leur habitude ont fait face au mieux avec les moyens dont ils disposaient à ce nouveau virus qui les frappait.

    A l’orphelinat des seaux d’eau ont été installés dans différents espaces afin de permettre aux enfants de se laver les mains souvent. Les heures de visite ont été réduites et les trousses de premier soins renforcées.

     


     

     

     

     

    Les écoles étant fermées, les cours ont été donnés à l’orphelinat, les grands s’occupant des plus petits. Le personnel a été à la hauteur malgré cette tâche de travail supplémentaire.

     

     

     

     

     

     

     

    Au mois d’octobre la fondation a célébré ses 25 ans d’existence, elle avait ouvert le 6 octobre 1995 avec 10 enfants à l’époque. Notre association a apporté son soutien à partir de 2001 et représente aujourd’hui 70 pour cent du budget de fonctionnement. Actuellement 32 enfants sont présents et sept d’entre eux n’ont aucune famille.

    Parmi les 150 enfants qui sont passés par la fondation, 25 pour cent ont pu boucler leurs études secondaires, 11 pour cent ont un métier.


    La communication avec les responsables de la fondation est toujours compliquée, nous recevons les rapports de manière irrégulière et Admesson un ancien pensionnaire de l’orphelinat aujourd’hui devenu adulte essaie tant bien que mal de nous donner des nouvelles. Frédéric Sheider, médecin, en Guadeloupe, et qui se rend chaque année en Haïti afin de faire un audit pour notre association, n’a pas pu le faire en 2020 à cause du covid. Nous espérons qu’il puisse s’y rendre en 2021

    Rappel : L’association les Enfants Avant Tout prend en charge (partiellement ou en totalité, selon les possibilités des familles) les frais de scolarité (le minerval) d’élèves, les frais de transport, les frais d’uniforme. Envoi de 900 € pour chacun des 3 trimestres de l’année scolaire. Le minerval sert à payer les personnels du Centre Scolaire.

    L’année scolaire a été très perturbée en raison des conditions sanitaires dues à l’épidémie Covid. Le Centre scolaire a été fermé de mars à novembre 2020.

    Les échanges avec Sœur Cassilde la directrice et Jean-Claude le directeur pédagogique ont néanmoins été nombreux.

     

    En raison du confinement depuis mars, de nombreux parents d’élèves ont été confrontés à des difficultés financières graves. Très souvent, ils exercent un travail à la journée pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Plus de travail = plus de rentrée d »argent !

    Il en est de même pour le personnel enseignant et non enseignant de l’école. Il est rémunéré par le minerval – frais de scolarité – versé par les familles. La fermeture de l’école a fait cesser les paiements des familles. Depuis le mois d’avril, personne n’est payé ! Devant cette situation, les Enfants Avant Tout ont maintenu le 2ème versement trimestriel  .

    En mai 2020, la rivière Sebeya qui longe la route près du Centre scolaire est sortie de son lit et a inondé tout le secteur de Nyundo. L’expérience de 2018 et les mesures préventives décidées alors, le matériel surélevé par précaution ( livres, ordinateur, matelas) n’a pas souffert. Il a fallu se mettre au travail pour effectuer un grand nettoyage. Tout le personnel, malgré l’absence de salaire, s’est déplacé pour effectuer un grand nettoyage. Leur attachement à leur école est fort.

    La reprise des cours s’est effectuée en novembre avec des effectifs de l’école en augmentation.

    La fête des graduations qui se déroule habituellement en novembre a été annulée.

    Un courrier a été envoyé pour faire part au Centre Scolaire des difficultés rencontrées par EAT dans l’organisation des manifestations de collectes en 2020.

     

    Ubumwe Community Center à Gisenyi – la vie des jeunes adultes en situation de handicap. – Le projet CBL (Community Based Living )

    Rappel des Objectifs de CBL: Aider les 22 personnes en situation de handicap à trouver et exprimer leurs capacités: apprendre à se socialiser, à développer son autonomie en cherchant ses propres solutions, se former à des compétences, activer le respect et l’estime de soi… Avoir sa place dans la société.

    Le responsable local Théo travaille pour l’association Gallagher déléguée par Point Foundation. Gallagher trust a le statut d’ ONG Rwandaise, ce qui facilite les démarches. Les échanges avec les Partenaires sont réguliers.

    La covid a modifié les habitudes des personnes accueillies dans les maisons. Le port du masque n’a pas été la chose la plus aisée à appliquer, les déplacements à l’extérieur des maisons ont été limités.

    Malgré les nouvelles contraintes, l’équipe chargée du projet a fait face.

    Le programme d’autosuffisance alimentaire s’est développé. C’est un gage de réussite pour l’avenir afin de ne pas continuer à subir l’augmentation des prix.

    Les personnes les plus valides : Monica, Oscar, Makoga, Louisa et Sifa en ont la responsabilité dans le jardin de la maison qui les accueille. Les raisons sanitaires n’ont pas permis d’étendre la production dans les autres maisons. La production ne permet pas encore de répondre à tous les besoins.

    La formation dans la maison d’hôtes. Un autre volet de l’action devient de plus en plus performant. Une des maisons utilisée, en partie comme bureau par les responsables du CBL, peut accueillir également des hôtes et avoir des rentrées financières pour d’autres projets. Cette année 2020, l’accueil d’hôtes a été limité en raison de la Covid. C’est un lieu de formation pour les résidents les plus habilités : ils apprennent à cuisiner, à effectuer des travaux ménagers : acquérir des compétences et les utiliser pour de l’accueil de visiteurs.

    La formation du personnel. Le personnel a terminé la formation commencée il y a 2 ans. Il s’agissait d’une formation en ligne sur les soins aux personnes handicapées et la santé mentale, l’autisme, l’épilepsie, la sensibilisation à la sécurité des médicaments, la dignité et la confidentialité des soins.

    Cette formation a donné lieu à un examen final de validation.

    Une psychologue a également été recrutée.

     

    Un suivi plus prononcé pour les personnes les plus handicapées. Afin d’augmenter le nombre de séances tout en diminuant les frais de transport, un centre d’activités a été créé dans la maison qui les héberge : salle d’activités physiques, salle sensorielle, salle de musicothérapie.

    La collaboration entre plusieurs organismes UCC , Point Foundation, Gallagher Trust et les Enfants Avant Tout est positive, chaque organisme apportant sa pierre à l’édifice.

    Un courrier a été envoyé pour faire part aux Partenaires des grandes difficultés rencontrées par EAT dans l’organisation des manifestations de collectes en 2020.

    L’Ethiopie n’est pas épargnée par la pandémie même si en apparence, elle n’est pas parmi les pays les plus touchés.

    Le gouvernement éthiopien a pris les choses en mains très tôt et avec beaucoup de pragmatisme en testant toute personne arrivant sur le territoire par avion.

    Par chance, l’Éthiopie est devenue le hub de distribution pour toute l’Afrique des produits de lutte contre la covid. Le président de l’Office mondial pour la santé est d’ailleurs éthiopien.

    Une usine de fabrication de tests PCR est en construction dans la banlieue d’Addis Abeba, en collaboration avec une entreprise chinoise!

     

    A Burrayou, le staff a réagi très vite également, les enfants de l’orphelinat n’ont plus eu de contact avec les plus grands et le port du masque est devenu obligatoire. Les personnels à risque sont confinés chez eux.

    Nous avons trouvé des affiches en amharique destinées aux migrants en France pour expliquer aux enfants les gestes à adopter face au virus.

    Nous avons également mis les couturières de la coopérative au travail pour produire les masques pour les enfants.

    Dans un rapport de mai, Tamiru nous informe « que le VTPC s’est procuré des masques chirurgicaux, savon, eau de javel et gel hydroalcoolique, du savon et du papier de toilette, et des produits alimentaires tels que des pâtes, des macaronis, du riz et de la farine de blé pour plusieurs jours.

    Des points de lavage des mains sont installés à la sortie et toute personne entrant (employé et enfants) est systématiquement suivie pour un lavage des mains approprié. Le port du masque facial est obligatoire partout. Nous continuons de conseiller aux enfants de garder leurs distances physiques et de respecter tous les guides de soins donnés par le ministère de la santé.

    Tous les enfants sont occupés à suivre leur éducation à travers des programmes télévisés et radiophoniques et à faire des exercices et des devoirs donnés par courrier électronique comme prévu par le ministère de l’Éducation.

    Pendant leur temps libre, sont organisés des exercices physiques en petit groupe, baby-foot, ping-pong et activités de nettoyage et de jardinage.»

    En 2020 il y avait Au total 235 enfants (148 garçons et 87 filles)

    Dans l’orphelinat : 95 enfants de plus de huit ans dont 10 enfants à particularités (4 malentendants, 4 ayant un retard de  développement intellectuel, un handicapé physique et une handicapée mentale). 9 d’entre eux sont scolarisés dans des institutions spécialisées. 29 enfants sont séropositifs.

    A l’extérieur de l’orphelinat : 140 enfants dont 68 en familles d’accueil, 35 dans des maisons louées au plus près des écoles, 27 jeunes séropositifs dans les sept maisons louées à Burayu et 12 placés avec leur famille proche à proximité du centre.

    Cette année si particulière, seulement 6 jeunes sont sortis de la structure avec un emploi en poche et 18 sont en recherche d’emploi dans un contexte très défavorable.

    Parmi les actions menées en plus cette année, il y a eu le remplacement d’une grande partie des matelas et des draps et couvertures des jeunes placés en famille d’accueil, grâce à l’aide de membres d’Enfance et Partage haute Picardie qui ont pu se rendre en Éthiopie en janvier 2020.

    La rentrée scolaire était prévue début novembre par demi-journée et tous les jeunes étaient déjà inscrits. Beaucoup d’écoles ont été utilisées pour loger et isoler des malades du Covid et elles doivent être désinfectées avant la rentrée. Compte tenu des événements militaires dans le nord du pays, la rentrée est de nouveau retardée.

    L’impact de covid 19 a tout compliqué et déstabilisé la vie des gens. Presque toutes les personnes ont été affectées économiquement et socialement par cette pandémie. Le problème en Éthiopie a été exacerbé par le conflit continu entre différents groupes d’intérêt dans la plupart des régions du pays, entraînant le déplacement de nombreuses personnes.

    La guerre menée par la junte dans la partie nord de l’Éthiopie (Tigray) qui a fait beaucoup de victimes et de pertes de ressources aggrave vraiment la situation car elle a fortement affecté le marché local. En raison de ces problèmes mentionnés, toute la situation devient difficile et difficile à vivre comme d’habitude.

     

    A noter que pour EAT, les Josse et les Quantin ont pu se rendre en Éthiopie cette année, et qu’ils sont passés à Burrayou pour apporter produits d’hygiène et matériel médical.

     

    pour 2021

     

    La réfection des sanitaires est programmée; Bérangère et Patrice Quantin, ont discuté de ce projet avec Tamiru lors de leur voyage d’Octobre. Nous comptons sur l’aide du Rotary de l’Allier.