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    Après trois années me voilà de  retour à l’orphelinat de Burayou ! Je découvre les enfants au travail, s’’afférant au nettoyage et au remaniement des aménagements extérieurs, (désherbage manuel, délimitation de cheminements, confection de marches en pierres….) des dizaines d’enfants s’activent dans la bonne humeur pour certains, à reculons pour d’autres…. Il est vrai que la météo est pluvieuse en cette période de l’année, la terre est collante, boueuse…. Mais c’est la période des vacances scolaires, favorable à ces travaux indispensables au bon fonctionnement de la structure.

    Je découvre des groupes d’enfants volontaires, besogneux ; il leur est demandé de consacrer quelques heures journalières à ce travail, le reste du temps, les enfants profitent des quelques loisirs offerts par le site (sport, jeux, lecture, télé…).

    Le projet initial de création de potager a démarré, quelques carrés sont désherbés et entretenus par un jardinier embauché récemment ; il est un peu seul, sans contact dans son approche traditionnelle de la culture de la terre. Il m’est inconcevable de débaucher les enfants de leur projet d’aménagement de jardin pour avancer sur l’objectif potager ; je décide d’y apporter ma petite expérience en espaces verts, de mettre les mains dans la terre ! L’on aborde ainsi pendant trois jours, la création de muret en pierre (création de terrasse /jardin de terre), l’utilisation de rondins (retenues  de terre) et de plessage avec les branchages issus  d’un  élagage récent !

    Les enfants écoutent/apprennent et semblent  motivés et s’amuser de cet encadrement pratique, de me voir dans la boue à porter des cailloux et scier du bois…. Nous débutons le projet potager en parallèle des aménagements  jardin avec une équipe de jeunes  motivés ; mon objectif premier est de rapprocher les jeunes du jardinier solitaire, celui-ci possède un savoir traditionnel, il connait sa terre…. Il faut travailler ensemble, rapprocher les générations ! Nous discutons du mode de culture actuel et je suggère d’appliquer la technique de repiquage pour les choux, betterave rouge et salades, semés en pleine terre…. Je propose au jardinier de réaliser ce travail de repiquage sur une portion jardin ! Il accepte, néanmoins avec ce regard des anciens qui en dit long….

    La phase de bêchage du sol (sol riche amendé par l’élevage laitier du site), suivi du  repiquage (technique, densité), offre des discussions soutenues entre jardinier, enfants, moi-même et le staff, amharique/amharique, amharique /anglais, anglais /anglais….. Tamiru, le manager de SOS, se prend au jeu…. It is my back ground : he says !!!

    L’idée de créer une serre permettant d’optimiser semis et  cultures est abordée, je propose d’illustrer la technique en confectionnant un châssis en verre et d’expérimenter sous châssis, semis de poireau et choux en attendant la livraison d’un panel de graines diverses (cucurbitacées, tomates…) ; l’altitude est un facteur limitant pour l’agriculture, la température et les pluies orageuses compliquent quelque peu le démarrage des semis ….

    Les plantations de fin de semaine permettent de mettre la touche finale et ornementale au projet de jardin débuté avant mon arrivée ; les enfants listent leur choix d’essences, nous discutons disposition des plantes selon leur développement, leur  fonction sur le site, …   un petit briefing sur la bonne technique de plantation et l’énergie de dizaine d’enfants finalisent le projet.

    Nous en profitons pour planter trois jeunes pommiers, la pomme est un fruit prisé et hors de prix….l’altitude peut être un facteur favorable sous cette latitude….  A suivre !

     

    Je quitte Burayou après ces quelques jours d’échange, laissant une feuille de route pour mon prochain passage avant départ pour la France ; histoire de valider les orientations de projets et de vérifier la  motivation.

    De retour le samedi précédent mon départ, la surprise est au rendez-vous, la semaine passée a permis de poursuivre le travail de nettoyage, d’avancer sur le potager et valider la technique de semis sous châssis

    Semis dans le chassis , pose photo le travail accompli et les semis au bout de 6 jours

    L’entrée de l’orphelinat est remise en état, agrémentée de plantations ornementales, le potager suit son cours ; au détour d’une discussion, un groupe d’enfant me sollicite pour voir un travail réalisé dans la semaine de  leur propre initiative ; je constate que mise en œuvre  de la technique de retenues de terre avec rondins est acquise, la réalisation est parfaite

    Réaménagement de la place d’entrée de l’orphelinat

    Structure rondin de retenu de terre                             Planche de repiquage de choux

    Biruk, un jeune de l’orphelinat (aujourd’hui jeune adulte), s’investit avec énergie et dynamique auprès des plus jeunes ; la réussite de ce travail lui revient en grande partie…. Il connait les jeunes, sait leur parler et anticipe sur le management en responsabilisant les jeunes les plus aptes à la conduite des différents projets.

    Un grand merci au staff et aux jeunes pour l’accueil et l’échange….. Ce fut un beau moment de partage, ces jeunes sont très ouverts et ont envie d’apprendre….il n’y a pas de sot métier… apprendre la terre, les plantes  n’est certainement pas le plus porteur sur le plan financier dans notre société, mais c’est l’un des métiers les plus nobles… il peut offrir une belle alternative aux jeunes les moins en réussite scolaire. J’espère que le message portera ses fruits.

    Pose déjeuné avec le  Staff de Burayou (Tamiru, Biruk, Serekebirhan, social workers et drivers)

    La structure SOSEE de Burayou

    Ce sont 78 enfants à vivre sur  l’orphelinat et 141 enfants de 16 à 24 ans en Foster Family.

    Les  78 enfants de 10 à 17 ans :

    8 sont en éducation spécialisé (handicapés mentaux)

    40 en école gouvernementale

    18 ont obtenu le graduat 8, (dont deux muets) soit fin de cycle collège.

    Les 105 enfants de 16 à 24 ans, encadrés par 2 social workers:

    11 sont en fin d’école primaire

    12 en début de cycle lycée

    34 en collège technique

    7 en lycée privé

    21 en université/école d’ingénieurs

    4 sont sortie diplômés (agronomie/ingénierie), en recherche d’emploi.

    16 en recherche d’emploi (certificat technique/permis de conduire…)

     

    ​Chère​ Genevieve

    ​L​e changement réel dans la vie de nos enfants peut parler plus que le​s​ mot​s​.

    Je vous remercie chaleureusement​, ​vous et votre association estimée pour ce précieux soutien.

    Avec l​e don d’argent que nous​ avons ​rec​u​ de votre​ représentation à Addis, lors de votre séjour ​fin novembre en Ethiopie, c’est-à-70 000 ET Birr ​( équivalent 3000 euros )​,nous​ avons ​ache​té​ des draps et couvre-lit​s​ pour​ les ​131 enfants ​de ​l’orphelinat​ de Burrayou ​et​ avons pu fournir un drap ​à​ 59 enfants ​vivant en familles ​d’accueil.

    Ainsi, 190 enfants ont bénéficié d​u​ soutien que vous ​ avez ​décid​é lors de votre visite en novembre 2016.

    Je joins​ quelques photos de​s​ lits dans les ​ dortoirs​ d’enfants après ​ les achats grâce à ​votre soutien.

    ​Nous sommes fier​s​ de ​l’​investissement ​ de votre association  qui se traduit par un changement ​ très ​visible ​.​

    Je n’ai ​toutefois pas le moyen de vous montrer le sentiment des enfants​ qui en ont bénéficié​, sachez qu’ils ont tous apprécié, ( depuis longtemps il y a avait besoin de cela) Merci encore.

    Meilleures salutations,

    Tamiru

    ETHIOPIE – BURRAYOU

     

    Si la situation est complexe en Ethiopie,  la vie continue au quotidien pour les jeunes dans les   structures, Jean François Gillet, vous donne des nouvelles du site de Burrayou .

    Nous avons tenu bon face aux difficultés une année de plus. Le centre a rempli ses objectifs en accueillant 152 enfants de 6 à 12 ans, en plaçant en familles d’accueil plus de 173 grands enfants de plus de 13 ans. Notre plus grande satisfaction vient des jeunes qui prennent leur envol et s’émancipent de SOSEE au terme de leur scolarité. Abraham Bogale, étudiant en médecine, a brillamment réussi son internat en fin de sixième année. Comme vous pourrez le lire plus loin, une bonne vingtaine de jeunes ont trouvé récemment du travail dans des secteurs très variés (ce sont plus de quarante jeunes qui sortiront de nos structures en  2016).

    C’est heureux car la situation financière reste toujours aussi précaire malgré l’augmentation sensible du nombre des parrainages. Voici un an que nous cherchons activement des soutiens auprès des autorités éthiopiennes mais rien n’y fait, il semble qu’elles soient indifférentes à ces problèmes. Nous pensons pourtant qu’il est plus intelligent d’aider ces jeunes dans leur pays plutôt que de les transformer en migrants potentiels. La jungle de Calais est pleine de ces éthiopiens ou érythréens qui y recréent en miniature un pays et un mode de vie qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

    A Burrayou, il faut environ trois parrainages pour assumer un enfant(environ 90€ par mois par enfant). Il y a 320 enfants à charge à Burrayou, il  faudrait donc plus de 900 parrainages pour assurer complètement le budget du centre par ce moyen de financement. A ce jour, pour les associationsEnfance et Partage Haute Picardie, Chidren of the Sun et Les Amis du Toukoul, il y a  320  parrains. Si on compare ces chiffres par rapport aux années précédentes, on constate qu’ils sont très heureusement en constante progression.

    Le reste du budget est assuré par la contribution régulière d’autres associations comme les Enfants Avant Tout, Passerelle et Enfance et Vie, ainsi que des donateurs privés.


    Que deviennent les plus grands ?

    Traditionnellement en Septembre, les jeunes qui ont fini leur cursus scolaire trouvent un emploi avec l’aide du travailleur social chargé de les aider dans leurs démarches. Sur 17 enfants concernés, 10 ont trouvé du travail seuls, 7 avec l’aide de SOSEE et nous sommes confiants pour 3 autres qui pourraient partir d’ici la fin d’année. Pour les aider à s’installer dans la vie, nous leur allouons à tous la somme de 4 400 birrs (la monnaie éthiopienne, 1€ vaut 23 birrs environ) soit environ 190€ pour financer une partie des dépenses d’installation (lit, couverture, chaises, tables, …). Chaque jeune qui quitte la structure, nous permet d’économiser environ 90€/mois. A ce jour, 156 jeunes (91 garçons et 65 filles) restent placés en famille d’accueil. Vous trouverez dans le tableau ci après, des informations concernant les 17 derniers sortis.

    ORIENTATION PROFESSIONELLE ETHIOPIE BURRAYOU 2015

    Cliquez sur le lien ci-dessus pour voir les orientations professionnelles des jeunes – Une nouvelle page va s’ouvrir et re-cliquez ! la page PDF s’ouvrira !

     

    De la solidarité des plus grands

    envers les plus petits

    Les jeunes ayant quitté depuis plusieurs années SOS Enfants Ethiopie, ont eu vent des difficultés financières croissantes et ont collecté environ 40 000 birr (1740 €) pour acheter des chaussures pour les enfants de l’orphelinat de Burrayou. Ils nous ont dit que c’était peu de chose pour leurs frères et sœurs et que bien qu’ils aient quitté l’organisation, il ne fallait pas hésiter à les solliciter dans la mesure de leurs possibilités. Preuve que les valeurs morales inculquées dans nos structures portent leurs fruits.

     

    Le comité des droits de l’enfant examine le rapport de l’Ethiopie - 22 mai 2015 -

    Cliquer Ici pour le  lien d’accès à l’article

    Orphelinat du Toukoul

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    Dans les années 90, deux français travaillant en Ethiopie, Mr et Mme Ferez, ont recueilli des enfants abandonnés afin de leur donner un avenir  et leur nombre n’a cessé de croître. Ainsi est né l’orphelinat du Toukoul  avec comme objectif premier d’ offrir à ces enfants un toit, un repas et de leur permettre une scolarisation.

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    Au fil des années, les enfants étant de plus en plus nombreux dont certains adoptables, l’association SOS Enfants Ethiopie s’est tournée vers des Organismes Agrés pour l’Adoption parmi lesquels les Enfants Avant Tout, mais aussi Païdia, COTS, Passerelle  qui se sont engagés à soutenir les divers projets d’action sur place en faveur de l’enfance.

    Il y a quelques mois, avant l’ouverture de Gelan, l’orphelinat du Toukoul comptait trois à quatre cents enfants dans  un espace limité, sans possibilité d’agrandissement vu la localisation dans un quartier soumis à une forte pression immobilière.

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    cuisine

    Le Toukoul était donc divisé en deux structures: le Ward A – une pédiatrie-nurserie et le Ward B enfants scolarisés,  complétés de deux autres bâtiments éloignés de plusieurs minutes de marche: le Toukoul 2 et le Toukoul 3 (accueil des bébés séropositifs).

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    jardin

    Les enfants de moins de sept ans, adoptables ou non, étaient scolarisés au sein de la structure (kindergarten), les plus âgés allaient à l’école gouvernementale toute proche à pied.

    Depuis le déménagement à Gelan, où sont accueillis les enfants de deux à sept ans, l’orphelinat du Toukoul  compte  deux cents enfants en bas âge, dans des locaux réhabilités.

    En Ethiopie, le virus du SIDA apparait comme l’une des causes majeures du nombre d’orphelins et d’enfants démunis.

    En 2008, on comptait plus d’un million d’individus touchés par cette maladie, 2,2% de la population selon les estimations du minitère de la santé 2008, dont plus de 68 000 enfants de moins de quinze ans et environ 880000 orphelins du SIDA.

    Le nombre d’orphelins du SIDA recueillis dans les petits centres à travers le pays ne cessant d’augmenter, SOSEE a du mettre en place un programme spécifique de prise de soins et d’accompagnement. poursuivre la lecture…