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    ETHIOPIE – BURRAYOU

     

    Si la situation est complexe en Ethiopie,  la vie continue au quotidien pour les jeunes dans les   structures, Jean François Gillet, vous donne des nouvelles du site de Burrayou .

    Nous avons tenu bon face aux difficultés une année de plus. Le centre a rempli ses objectifs en accueillant 152 enfants de 6 à 12 ans, en plaçant en familles d’accueil plus de 173 grands enfants de plus de 13 ans. Notre plus grande satisfaction vient des jeunes qui prennent leur envol et s’émancipent de SOSEE au terme de leur scolarité. Abraham Bogale, étudiant en médecine, a brillamment réussi son internat en fin de sixième année. Comme vous pourrez le lire plus loin, une bonne vingtaine de jeunes ont trouvé récemment du travail dans des secteurs très variés (ce sont plus de quarante jeunes qui sortiront de nos structures en  2016).

    C’est heureux car la situation financière reste toujours aussi précaire malgré l’augmentation sensible du nombre des parrainages. Voici un an que nous cherchons activement des soutiens auprès des autorités éthiopiennes mais rien n’y fait, il semble qu’elles soient indifférentes à ces problèmes. Nous pensons pourtant qu’il est plus intelligent d’aider ces jeunes dans leur pays plutôt que de les transformer en migrants potentiels. La jungle de Calais est pleine de ces éthiopiens ou érythréens qui y recréent en miniature un pays et un mode de vie qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

    A Burrayou, il faut environ trois parrainages pour assumer un enfant(environ 90€ par mois par enfant). Il y a 320 enfants à charge à Burrayou, il  faudrait donc plus de 900 parrainages pour assurer complètement le budget du centre par ce moyen de financement. A ce jour, pour les associationsEnfance et Partage Haute Picardie, Chidren of the Sun et Les Amis du Toukoul, il y a  320  parrains. Si on compare ces chiffres par rapport aux années précédentes, on constate qu’ils sont très heureusement en constante progression.

    Le reste du budget est assuré par la contribution régulière d’autres associations comme les Enfants Avant Tout, Passerelle et Enfance et Vie, ainsi que des donateurs privés.


    Que deviennent les plus grands ?

    Traditionnellement en Septembre, les jeunes qui ont fini leur cursus scolaire trouvent un emploi avec l’aide du travailleur social chargé de les aider dans leurs démarches. Sur 17 enfants concernés, 10 ont trouvé du travail seuls, 7 avec l’aide de SOSEE et nous sommes confiants pour 3 autres qui pourraient partir d’ici la fin d’année. Pour les aider à s’installer dans la vie, nous leur allouons à tous la somme de 4 400 birrs (la monnaie éthiopienne, 1€ vaut 23 birrs environ) soit environ 190€ pour financer une partie des dépenses d’installation (lit, couverture, chaises, tables, …). Chaque jeune qui quitte la structure, nous permet d’économiser environ 90€/mois. A ce jour, 156 jeunes (91 garçons et 65 filles) restent placés en famille d’accueil. Vous trouverez dans le tableau ci après, des informations concernant les 17 derniers sortis.

    ORIENTATION PROFESSIONELLE ETHIOPIE BURRAYOU 2015

    Cliquez sur le lien ci-dessus pour voir les orientations professionnelles des jeunes – Une nouvelle page va s’ouvrir et re-cliquez ! la page PDF s’ouvrira !

     

    De la solidarité des plus grands

    envers les plus petits

    Les jeunes ayant quitté depuis plusieurs années SOS Enfants Ethiopie, ont eu vent des difficultés financières croissantes et ont collecté environ 40 000 birr (1740 €) pour acheter des chaussures pour les enfants de l’orphelinat de Burrayou. Ils nous ont dit que c’était peu de chose pour leurs frères et sœurs et que bien qu’ils aient quitté l’organisation, il ne fallait pas hésiter à les solliciter dans la mesure de leurs possibilités. Preuve que les valeurs morales inculquées dans nos structures portent leurs fruits.

     

    Titre: VOYAGE EN ETHIOPIE Film commenté
    Lieu: St Genès Champanelle
    Lien vers: Cliquer ici
    Description: Entrée libre
    Heure début: 20:00
    Date: 2015-10-30

    Le comité des droits de l’enfant examine le rapport de l’Ethiopie - 22 mai 2015 -

    Cliquer Ici pour le  lien d’accès à l’article

    Orphelinat du Toukoul

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    Dans les années 90, deux français travaillant en Ethiopie, Mr et Mme Ferez, ont recueilli des enfants abandonnés afin de leur donner un avenir  et leur nombre n’a cessé de croître. Ainsi est né l’orphelinat du Toukoul  avec comme objectif premier d’ offrir à ces enfants un toit, un repas et de leur permettre une scolarisation.

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    Au fil des années, les enfants étant de plus en plus nombreux dont certains adoptables, l’association SOS Enfants Ethiopie s’est tournée vers des Organismes Agrés pour l’Adoption parmi lesquels les Enfants Avant Tout, mais aussi Païdia, COTS, Passerelle  qui se sont engagés à soutenir les divers projets d’action sur place en faveur de l’enfance.

    Il y a quelques mois, avant l’ouverture de Gelan, l’orphelinat du Toukoul comptait trois à quatre cents enfants dans  un espace limité, sans possibilité d’agrandissement vu la localisation dans un quartier soumis à une forte pression immobilière.

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    cuisine

    Le Toukoul était donc divisé en deux structures: le Ward A – une pédiatrie-nurserie et le Ward B enfants scolarisés,  complétés de deux autres bâtiments éloignés de plusieurs minutes de marche: le Toukoul 2 et le Toukoul 3 (accueil des bébés séropositifs).

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    Les enfants de moins de sept ans, adoptables ou non, étaient scolarisés au sein de la structure (kindergarten), les plus âgés allaient à l’école gouvernementale toute proche à pied.

    Depuis le déménagement à Gelan, où sont accueillis les enfants de deux à sept ans, l’orphelinat du Toukoul  compte  deux cents enfants en bas âge, dans des locaux réhabilités.

    En Ethiopie, le virus du SIDA apparait comme l’une des causes majeures du nombre d’orphelins et d’enfants démunis.

    En 2008, on comptait plus d’un million d’individus touchés par cette maladie, 2,2% de la population selon les estimations du minitère de la santé 2008, dont plus de 68 000 enfants de moins de quinze ans et environ 880000 orphelins du SIDA.

    Le nombre d’orphelins du SIDA recueillis dans les petits centres à travers le pays ne cessant d’augmenter, SOSEE a du mettre en place un programme spécifique de prise de soins et d’accompagnement. poursuivre la lecture…

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    Le nouvel orphelinat se situe sur la commune de Gelan, dans la région d’Akaki, à trente kilomètres d’Addis Abeba sur la route reliant les villes de Debrezeit, Nazaret, Awash, Djibouti, artère économique du pays permettant le lien avec la façade maritime.

    Ce projet a été initié en 2007 par Mr Ferez, il avait pour objectif  de déplacer les enfants sur un site plus agréable, car loin de la pollution de la capitale, avec la possibilité de construire des bâtiments plus adaptés sur un terrain de  1 hectare.

    La première phase du projet se concrétise l’été  2009, les enfants  de 2 à 6 ans  quittent le Toukoul 1 et investissent les lieux accompagnés du personnel; ils découvrent des  locaux neufs , fonctionnels et lumineux ainsi que des extérieurs agréables et bien pensés.

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