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    Au sortir du confinement Ma est allée accompagner le camion qui convoyait les matériaux nécessaires aux travaux d’accès à l’eau potable à Vohitrarivo.
    Pour cela elle avait obtenu l’autorisation du maire de Sadabe pour passer les 5 barrières sanitaires.
    En chemin elle s’est arrêtée à Ankerana!
    Les aqueducs acheminent l’eau près des rizières, les aménagements sont en cours pour irriguer les cultures d’oignons et les cultures de contre-saison (haricots etc…)

    Le comité de gestion du barrage et des aqueducs


    les aménagements


    Les cultures irriguées

    La construction des 2 aqueducs est terminée. Ils complètent la construction du barrage/retenue d’eau et du 1er aqueduc à Ankerana.
    Tana et la région d’Analamanga étant reconfinée jusqu’au 20 juillet, en l’absence de taxis-brousse et de moto-taxis, les maçons ont dû rentrer à pieds . Bien fatigués après leurs 54 km de marche ils ont apporté des photos à Ma qui nous les a transmises.

    aqueduc n°2


    aqueduc n°2


    aqueduc n°2


    aqueduc n°3


    aqueduc n°3


    aqueduc n°3


    Les villageois nous envoient leurs remerciements ainsi qu’à l’association étudiante BDH Sup de Coeur qui co finance le projet.
    Dès que Ma pourra bouger elle se rendra sur le chantier AEP (accès à l’eau potable) à Vohitrarivo passera à Ankerana et pourra nous envoyer des photos des installations

    La saison des moissons vient de se terminer à Ankerana. Grâce à la retenue d’eau et au premier aqueduc les rizières n’ont pas manqué d’eau et la récolte a été très abondante. Elle est passée de 1.5tonne/hectare à 4 tonnes/hectare.

    Les travaux pour la construction des 2 nouveaux aqueducs ont commencé.

    Les malgaches sont confinés depuis le 20 mars et le centre laïc a donc fermé. Ma, le couple de gardiens du terrain maraîcher et leurs enfants ont continué à s’occuper des cultures et ont distribué des légumes à leurs voisins.
    Depuis le 22 avril le dé-confinement a commencé pour les collégiens et lycéens, la semaine prochaine ce sera le tour des CM2 et le 4 mai les primaires.
    Ma a ré ouvert la cantine pour offrir un déjeuner aux 8 collégiens du centre.
    Elle a organisé une distribution alimentaire pour les familles des enfants du centre. Chaque famille a reçu 3 kg de riz, 1 kg de légumineuses, 1 savon et 2 masques lavables par personne.
    Elle prévoit de renouveler cette aide (alimentation et savon) toutes les semaines jusqu’au dé-confinement total.

    Début mars l’Unicef a demandé au centre s’ils pouvaient fabriquer des cache-bouches lavables. La présentation de prototypes a nécessité des va-et-vients au siège des Nations Unies et cela là a alerté Lalasoa sur les risques de pandémie à Madagascar.
    Depuis le 14 mars ( début de la fermeture de certaines liaisons aériennes à Madagascar) Lalasoa a aidé les bénévoles présents au centre à trouver des vols pour regagner leur pays ce qui a nécessité des allers et retours à l’aéroport d’Ivato et l’affichage des mesures de sécurité à l’aéroport a renforcé sa crainte pour les enfants.
    Dès le 15 mars elle a acheté du riz pour 4 mois et réussi à acheter des réserves de lait en poudre pour 2 mois pour les 15 nourrissons présents à AAA.
    Depuis le 20 mars , date à laquelle le gouvernement malgache a fermé complètement ses frontières aériennes, fermé les écoles et universités et recommandé l’application de mesures barrière, Lalasoa a pris la décision de confiner strictement le centre Akany Avoko Ambohidratrimo (AAA) et le centre Akany Avoko Bavalala ( AAB centre des garçons).
    Le personnel a eu le choix de venir habiter dans les deux centres ou de rester chez eux (payés) . Les centres sont totalement clos. Des bidons équipés en urgence de robinets ont été installés et des savons mis à disposition pour que les enfants se lavent les mains, l’épidémie et les gestes barrière ont été expliqués aux enfants.
    Le samedi 21 mars il devait y avoir « l’école des parents » (pour permettre aux parents de rendre visite à leurs enfants). Cela a été annulé et pour les parents qui n’avaient pas été prévenus (n’ont pas de téléphone) et sont venus, elle a expliqué l’épidémie, les gestes et illustré son propos par une projection d’images de l’Italie…
    Au centre impossible de respecter les distances entre les enfants et impossible de respecter les distances entre le personnel et les nourrissons dont ils s’occupent, heureusement depuis le 21 au matin plus personne ne rentre, plus personne ne sort…
    Les cultures sont prêtes à être récoltées (potirons, brèdes= toutes sortes de légumes verts à feuilles, patates douces, haricots) et les poules permettent d’avoir 35 œufs par jour.
    L’emploi du temps est très encadré: étude le matin, activités ( dont informatique) l’après midi, , à 20 h on écoute le discours du président et à 21 h c’est le culte.
    Au 9 ème jour de confinement Lalasoa confirme que les enfants vont bien et dit pouvoir tenir 2 mois.
    Elle a été d’une efficacité extraordinaire !
    Pour l’aider nous avons avancé la date du versement de l’aide alimentaire.

    Le nouveau centre fonctionne sous la houlette de Ma et Arline avec l’aide de 2 bénévoles et 2 salariées ( 1 responsable cuisine et 1 répétitrice responsable de l’encadrement des enfants qui n’ont pas cours, heures creuses …).
    Depuis la fermeture des écoles (20 mars pour une durée initiale de 15 jours) le centre laïc est fermé, les enfants sont dans leur famille.
    Ma est confinée au terrain avec le couple de gardiens et leurs 3 enfants. Ils distribuent les légumes aux voisins en prenant des précautions (masques).
    Pour la majorité des malgaches le confinement et les mesures barrière recommandés par l’état le 20 mars sont impossibles à respecter : habitations insalubres et familles nombreuses, manque d’eau pour se laver les mains, distanciation sociale illusoire sur les marchés bondés, travailleurs qui ont besoin du salaire de la journée pour manger le lendemain ou le soir même…
    Ma signale la mise à disposition de riz à prix raisonnable par l’état pour la population mais qui génère des files d’attentes compactes.