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    Amadia

    En 2021 nous n’avons faire passer qu’un seul colis d’insuline: 3 kg de stylos préremplis sont partis en novembre dans les valises d’un voyageur compréhensif!
    Il a fallu faire le tri et faire détruire l’insuline périmée …. heureusement il en reste encore pas mal en stock!
    Nous sommes encore et toujours à la recherche de voyageurs

    Covid: grâce à la prudence de Madame Lalasoa et aux mesures d’hygiène et de confinement qu’elle a prises très tôt, aucun cas de Covid n’est apparu au centre.
    Résultats scolaires: malgré la crise sanitaire et le confinement du centre, les enfants ont pu poursuivre les cours au centre et ils ont obtenu de bons résultats aux examens officiels
    CEPE (certificat d’études primaires) 100 % de réussite
    Brevet des collèges 90% de réussite
    Bac 80 % de réussite
    24 jeunes suivaient des études supérieures: 2 ont obtenu leur diplôme de licence, le centre leur a fourni des ordinateurs pour la rédaction de leur rapport de fin d’études
    Formations:
    9 jeunes filles sont en formation coiffure et esthétique, 4 en couture et 3 en agriculture et élevage.
    Plusieurs jeunes filles en formation professionnelle ont suivi des cours d’alphabétisation et savent maintenant lire et écrire; Elles vont pouvoir suivre des cours de perfectionnement et tenter un examen
    national leur permettant d’accéder à un travail décent. Le centre leur a aussi fourni des kits pour les matériels dont elles avaient besoin.

    En octobre 2021 Akany Avoko accueillait 114 enfants (dont 23 ayant moins de 4 ans) au centre Ambohidratrimo et 52 jeunes garçons au centre Bevalala. Le centre soutien 32 étudiants à l’université et 120 « bénéficiaires externes » c’est à dire des jeunes qui sont retournés dans leur famille mais reçoivent toujours de l’aide du centre. L’équipe comprend 50 personnes.

    C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Madame Hardy Wilkinson , l’ancienne directrice du centre.
    Elle est décédée en Angleterre le 27 mars 2021 à l’âge de 82 ans. Elle et son mari Stephen qui la secondait, ont géré pendant plus de 30 ans le centre Akany Avoko. Ils ont pris soin de milliers de jeunes, trouvant des donateurs à Madagascar et à l’étranger, veillant à l’éducation et à la santé de chacun d’entre eux, leur portant attention et affection, les soutenant jusqu’à leur autonomie. Lorsque Madame Hardy a pris sa retraite elle a continué à soutenir la direction du centre et elle a encouragé la formation de travailleurs sociaux dont celle de Madame Lalasoa , la directrice actuelle.

    L’autre mauvaise nouvelle est celle du départ annoncé de Madame Lalasoa.
    Arrivée au centre en 1994 en tant que bénévole puis monitrice, elle a suivi une formation d’agent de développement social et ensuite une formation d’éducateur spécialisé puis elle a pris la direction du centre en janvier 2010 avec un mandat de 12 ans qui s’est terminé fin décembre 2021. Elle a dirigé le centre avec en priorité le souci de l’avenir des jeunes. Elle a développé les capacités d’auto financement du centre et a orienté l’éducation des jeunes vers la protection de l’environnement. Le centre est devenu un centre modèle reconnu dans tout Madagascar. Cependant le centre a été créé par la FFPM (Fédération des Eglises Protestantes à Madagascar) qui comprend 2 branches , l’église luthérienne et l’église réformée. En début d’année 2021 les 2 églises avaient décidé de renouveler jusqu’en 2034 les mandats de tous les directeurs de centres (12 au total) En octobre 2021 un désaccord entre les 2 branches de la FFPM a entrainé l’annulation de cette décision. Ainsi Madame Lalasoa quittera Akany Avoko fin juin 2022.

    L’association Amahoro a cessé ses activités.
    Cette association d’étudiants en métiers du sport avait effectué 3 missions au village d’Ankerana puis chacun de ses membres était entré dans la vie professionnelle.
    Lucie Forsans qui était à l’origine de cette association et à l’initiative de ces missions nous a proposé de verser à EAT le solde des comptes de Amahoro à condition de les affecter à une action à Madagascar.
    Ainsi 500 € ont permis d’acheter 4 lits superposés au centre pour un besoin exprimé de 10 . Ensuite 20 matelas ont été offerts par une autre association et le fabricant de matelas. Début 2021 le centre hébergeait 172 enfants pour une capacité d’environ 120 places…

    Vendredi dernier 26 mars, Nina (Madame Lalasoa la directrice) a envoyé un long mail destiné aux membres de EAT.
    Elle y décrit la situation à Madagascar. De nombreux malgaches ont perdu leur emploi et le centre ne cesse de recevoir de nouveaux enfants dont beaucoup ont été victimes de violences. Le centre est surpeuplé et compte actuellement 166 enfants. Il n’y a plus assez de lits et de matelas. De plus de nombreux parrains ont arrêté de soutenir leurs filleuls par manque d’argent. Les associations et donateurs européens ont moins de moyens, le centre n’a pas de réserves…
    Par ailleurs Madagascar fait face à un regain de contaminations par le Sars-Cov2. Aucun vaccin n’est disponible à Madagascar.
    Nina a donc décidé de reconfiner le centre jusqu’au 31 août 2021. EAT continuera à soutenir le centre à la mesure de ses moyens.
    La correspondance par mail permet aussi un soutien moral important car Nina nous a fait part en toute franchise du poids des responsabilités énormes qui pèsent sur elle.

    Ma nous a envoyé un appel à l’aide le 24 février
    « Il a plu à torrents depuis le début du mois de Février. Des pluies abondantes se sont abattues sur la capitale avec des grêlons dans certains quartiers. La pluie du 18 Février a dévasté les cultures suite au relâchement du mûr de la clôture côté SUD: le canal d’évacuation derrière la clôture a été bouché de toutes sortes de débris la force du courant d’eau a fait écrouler le mûr de la clôture d’une longueur de 25 m. D’emblée, les travaux ont débuté dès la levée du soleil , sans attendre à cause de la sécurité. Un travail collectif a été organisé avec les parents des élèves pour le ramassage des briques emportées par l’eau en passant à travers le portail (pourtant bien fermé) qui se trouvait grand ouvert désarticulé n’ayant pu résister au courant ».

    Les cultures ravagéesLe mur écroulé

    La mobilisation des parents d'élèves

    reconstruction

     

     

     

     

     

     

    La réfection du mur a coûté 250 €

    tout est nettoyé et les cultures sont déja en place

    Tout est nettoyé et les nouvelles cultures déja en place