Ecouter un extrait: « le poilu »
L’association répond aux demandes qui lui sont adressées par courrier pour les demandes de renseignements.
Mme Marie-Louise KERHOUSSE- 38, rue de la Gare – 22800 SAINT BRANDAN
Mme Geneviève VIAL – BP 8 – 43110 AUREC SUR LOIRE
Quelque soit votre département de résidence, tous les courriers sont traités de manière identique et la répartition en deux régions nous permet de répondre plus rapidement.
D’autre part, nous précisons, qu’après acceptation du dossier, tous les couples se verront proposer trois entretiens, comme suit (la procédure étant la même pour tout le monde) :
- un entretien avec un couple d’adoptants, responsables de l’association, dans votre région
- un entretien avec la psychologue de l’association, à Dol de Bretagne (35)
- un entretien avec la présidente, à Aurec sur Loire (43)
Chacun d’entre nous peut être adopté.Toutes les personnes majeures ou mineures sont adoptables. Pour que les mineurs le deviennent juridiquement, il faut (et il suffit) que les parents (ou ceux qui les remplacent) donnent leur consentement à leur adoption.
Toute personne de plus de 28 ans, tout couple marié depuis plus de 2 ans (ou tous deux âgés de plus de 28 ans) et ayant un agrément à l’adoption.
Les familles d’accueil auxquelles un enfant a été confié par le Conseil général, n’ont pas besoin d’un agrément adoption.
L’adoption simple : elle est possible quel que soit l’âge de l’adopté. Une personne de 50 ans peut être adoptée par une autre personne (à condition qu’elle le demande et qu’elle ait 15 ans de moins de l’adoptant). Cette adoption ne rompt pas les liens de l’adopté avec sa 1ère famille mais lui donne une 2e famille : l’adopté porte alors généralement 2 noms. Cette adoption est juridiquement révocable.
L’adoption plénière : elle est au contraire irrévocable. Elle rompt les liens avec la famille d’origine. L’adopté prend exclusivement le nom de ses parents adoptants. Elle n’est possible que pour les mineurs de moins de 15 ans. Ainsi, généralement, quand nous parlerons d’adoption, il s’agira d’adoption plénière.
Rappelons qu’en France, beaucoup d’adoptions sont jugées directement au Tribunal de Grande Instance sans que les adoptants aient besoin d’un agrément. En réalité, il s’agit principalement d’adoption intra-familiale.
Ainsi, la plupart des enfants français adoptés plénièrement sont Pupilles de l’Etat.
Comme les Pupilles de l’Etat, les enfants étrangers doivent être juridiquement adoptables avant d’être adoptés.
Certains pays ont mis en œuvre des politiques et mis en place des institutions garantissant, comme en France, les conditions dans lesquelles l’enfant devient adoptable (Colombie, Thaïlande, Roumanie…).
Dans d’autres pays, ces mécanismes n’existent pas et peuvent amener certains intermédiaires à des pratiques douteuses. Rappelons qu’un consentement à l’adoption ne peut faire l’objet d’aucune rétribution, ni rémunération versée à ceux qui la donnent. Il est donc de la responsabilité des adoptants de s’assurer de la légalité du consentement donné à l’adoption de leur enfant.
Chaque pays possède un cadre légal fixant les conditions permettant à un enfant de devenir adoptable. Vous pouvez demander ces informations auprès de la Mission de l’Adoption Internationale, laquelle, de par sa mission, connait les textes juridiques et les communique, à votre demande, sous la forme de fiches techniques propres à chaque pays.
L ‘Ethiopie n’est pas signataire de la convention de la Haye du 29 mai 1993, sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
Néanmoins, tout dossier d’adoption doit être retenu par un OAA agréé, qui se chargera de son instruction auprès du MOWA (ministry of women’s affair).
Cadre juridique de l’adoption en Ethiopie
Une fois en France, les autorités éthiopiennes exigent un suivi périodique des enfants jusqu’à 15 ans
Les couples mariés avec ou sans enfants sont autorisé à adopter.
Nombre d’enfants en provenance d’Ethiopie adoptés en France
en 2007: 417
en 2008: 484
en 2009: 445
en 2010: 352
Ages des enfants
0-3 ans : 42
3-5 ans: 26
+ de 5 ans : 6
Dans les années 90, deux français travaillant en Ethiopie, Mr et Mme Ferez, ont recueilli des enfants abandonnés afin de leur donner un avenir et leur nombre n’a cessé de croître. Ainsi est né l’orphelinat du Toukoul avec comme objectif premier d’ offrir à ces enfants un toit, un repas et de leur permettre une scolarisation.


Au fil des années, les enfants étant de plus en plus nombreux dont certains adoptables, l’association SOS Enfants Ethiopie s’est tournée vers des Organismes Agrés pour l’Adoption parmi lesquels les Enfants Avant Tout, mais aussi Païdia, COTS, Passerelle qui se sont engagés à soutenir les divers projets d’action sur place en faveur de l’enfance.
Il y a quelques mois, avant l’ouverture de Gelan, l’orphelinat du Toukoul comptait trois à quatre cents enfants dans un espace limité, sans possibilité d’agrandissement vu la localisation dans un quartier soumis à une forte pression immobilière.

cuisine
Le Toukoul était donc divisé en deux structures: le Ward A – une pédiatrie-nurserie et le Ward B enfants scolarisés, complétés de deux autres bâtiments éloignés de plusieurs minutes de marche: le Toukoul 2 et le Toukoul 3 (accueil des bébés séropositifs).

jardin
Les enfants de moins de sept ans, adoptables ou non, étaient scolarisés au sein de la structure (kindergarten), les plus âgés allaient à l’école gouvernementale toute proche à pied.
Depuis le déménagement à Gelan, où sont accueillis les enfants de deux à sept ans, l’orphelinat du Toukoul compte deux cents enfants en bas âge, dans des locaux réhabilités.