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    batiBATI ville au nom magique évocateur de mille senteurs.

    Si vous le voulez, je vous invite à nous suivre et découvrir le Marché de Bati, l’un des plus grands, des plus vivants d’Ethiopie.

    Ce 27 juillet 2009, pour être « à la fraîche » nous dit Claude, nous devons quitter Kobomlcha (375 Kms au Nord-est d’Addis) dès 7h30, là où nous venons de passer la nuit.

    Il fait déjà + de 30° et peu après nous atteindrons les 38° 40°… Avant de quitter le marché, nous aurons, d’ailleurs, l’obligation de consentir à une petite halte, à l’ombre d’une échoppe, pour éviter le malaise !

    Très vite, nous rencontrons de très nombreux marcheurs qui cheminent vers Bati. Certains ont quitté leur hameau depuis plus de 5 heures. Les femmes ploient sous d ’énormes fardeaux tout comme les chameaux et les ânes. Les hommes se déplacent le « dula » (bâton) en travers de l’épaule.

    BATI, nous y voilà.Epices marché de Bati
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    Après un arrêt buffet à Dabra-Birham, nous prenons la route pour Ankober, petit village, qui fut par le passé, la capitale des rois du Choa. Sur un éperon rocheux, on peut encore y voir les derniers vestiges de sa grandeur passée. Les ruines du château de Ménélik voisinent aujourd’hui avec l’Ankober Palace Dodge. Du pied de ce piton,une vue splendide, grandiose, sur le lointain pays afar, nous est offerte

    ankob145 Kms de piste sinueuse, panoramas grandioses, contrastes, diversités des sommets bleutés, de belles vallées, d’une campagne luxuriante aux patchworks du vert tendre au plus soutenu, camaïeu de bruns clair au plus foncé, presque noir, en passant par l’or pâle des champs ondulants d’orge, tef ou sorgho, les forêts d’eucalyptus vert de gris, de sapins sombres, ruisseaux, rivières serpentant dans les collines. Quelques singes «colobes ou guéréza » vêtus d’une houppelande de poils blanche et noire, à la queue touffue, nous feront l’agréable surprise de nous offrir une belle séance de voltige.

    Hommes, femmes, enfants, ânes, très chargés, rentrent du marché. Ils escaladent les éboulis, les chemins abruptes à travers les collines, pour rejoindre leur village, sous une chaleur écrasante et pourtant nous les entendons chanter…

    Ici et là des hameaux de toukouls avec la particularité de leurs murs en pierres sèches récupérées à proximité, dans de vastes et surprenants champs de pierres debout.

    ankob2Kum, Kum… (stop), les paysages époustouflants nous obligent à de fréquents arrêts-photos. Vous le savez déjà, Claude a l’art de saisir l’opportunité, la bonne lumière, le regard. Thierry progresse près du « Maître», moi, j’essaie !!! C’est aussi l’occasion de distribuer crayons de couleur ou stylos bille à la ribambelle d’enfants qui viennent vers nous, sortis d’on ne sait où, curieux, craintifs parfois, ils nous gratifient de leur merveilleux sourire.

    Mais l’une de nos plus belles rencontres de ce séjour apparaît… poursuivre la lecture…

    Au PAYS des AFARS

    Les Afars sont nomades ou semi-nomades, ils se déplacent au gré des pâturages et des points d’eau. Ils ignorent les frontières, les lois centrales. L’homme décide du déplacement du campement, il garde les dromadaires et les boeufs . La femme s’occupe des enfants, des chèvres et moutons, assure la corvée de bois et d’eau, elle monte et démonte « l’harri » (hutte) de la forme d’un igloo, recouverte de peaux de chèvres et nattes tressées.afar1

    Les Afars polygames peuvent avoir jusqu’à 4 épouses. L’homme a la possibilité de racheter une fille promise à la naissance contre 12 vaches. Par tradition les garçons sont circoncis à l’âge de 15 ans. L’excision et l’infibulation censées garantir la virginité des filles sont pratiquées jusqu’à un âge avancé.

    C’est un peuple sans écriture. La transmission du savoir et leur culture d’ailleurs passionnante se fait par tradition orale. Les joutes oratoires sont fréquentes. Parmi la littérature, le « horra » un chant de guerre exalte l’univers du guerrier, le culte du héros, la bravoure. Il est accompagné de danses réservées aux hommes.

    L’alimentation de base reste le lait de chamelle et de chèvre et la « dourha » galette de sorgho.

    Leurs bien maigres revenus sont tirés du bétail auxquels poursuivre la lecture…

    28 avril 2010, le soleil était invité par les élèves en BTS du Lycée Le Grand Chêne à Pontivy. Et il a répondu présent !

    Présents aussi de très nombreux sportifs (élèves et professeurs) pour les tournois de football, de hand, volley.

    Une remarquable organisation : tombola, vente de gâteaux, buvette….en faveur des Enfants Avant Tout…. La magnifique expo photos de Claude Vial a été visible au CDI pendant plusieurs semaines.

    Ces jeunes Lycéens ont découvert les EAT, par l’un de leurs professeurs Isabelle, au moment de l’annonce de l’arrivée d’Elie en janvier dernier. Aussitôt les bénéficiaires de leur PIC (projet d’initiation à la communication) ne pouvaient être que pour les Enfants d’Ethiopie. Ils voulaient participer à améliorer leur quotidien et leur préparation à un avenir décent, les aider à devenir des citoyens autonomes dans leur pays. Nos Jeunes d’Ici se bougent pour Nos Enfants du Bout du Monde ….

    Ce fut une très belle journée, très conviviale, très riche en échange, partage et solidarité. Journée qui a connu son prolongement par un concert au Manapary de Pontivy, le lendemain soir.

    UN GRAND MERCI A VOUS TOUS et plus particulièrement à Corinne, Chloé, Amandine, Lucie, Mélanie et pour le concert, Merci aux garçons Quentin, Medhi, Jérémy.

    Vous nous avez proposé de nous retrouver, l’an prochain…. OK nous serons avec vous.

    Jeannette