Affichage des articles publiés dans mai, 2010

    SEISME EN HAITI

    Le séisme qui vient de frapper Haïti nous a tous bouleversé, l’association soutient depuis 9 ans l’institution «Timoun se lespwa » qui se trouve à Leogane, et des liens se sont tissés avec ce pays et avec ses habitants. 40 enfants, des garçons de 4 à 20 ans sont hébergés, nourris et scolarisés sous la responsabilité de frère Louisimond avec le financement de notre association.

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    L’orphelinat qui se trouvait près de l’épicentre du séisme n’a pas été épargné, deux enfants sont décédés suite à l’effondrement d’un mur et deux autres ont été blessés. Le bâtiment actuel est fissuré et inutilisable et les enfants trouvent refuge dans les tentes de la croix rouge. L’orphelinat devait déménager dans un bâtiment neuf presque terminé, par miracle, celui ci a résisté à la secousse, ils ne peuvent néanmoins pas l’habiter pour l’instant pour des problèmes d’insécurité.

    Il reste à construire le réfectoire, la cuisine, la buanderie, un dépôt de marchandise ainsi que le mur de clôture, un deuxième étage ne serait non plus peut être pas superflu…

    Notre rôle qui s’inscrit dans la durée, comme dans tous les pays où nous intervenons, sera d’aider le peuple Haïtien, en particulier les enfants que nous soutenons déjà, à se reconstruire, car après une catastrophe d’une telle ampleur, les besoins seront immenses.

    Pour répondre à cet élan de générosité et de solidarité que beaucoup d’entre vous nous manifestent, nous avons ouvert un compte qui rassemblera vos dons.

    Si vous le souhaitez, vous pouvez d’ores et déjà envoyer vos chèques en les libellant à l’ordre de « les enfants avant tout » et en inscrivant au dos, « Haïti » à l’une des adresses suivantes:

    Pascal Perillon, Bouchardon, Chavanne, 42400 SAINT CHAMOND, pour la région centre.

    Yann Péran , 32 rue du martinet 22400 SAINT AARON, pour la région ouest.

    Pour être informé des dernières nouvelles, vous pouvez vous rendre sur le forum, dans la rubrique

    « les actions de l’action », « les enfants d’Haïti ».sany17352

    Un point commun : une vive attirance vers un beau pays qu’est l’ETHIOPIE, ce qui a provoqué une belle rencontre et qui a généré, ensuite, une super soirée projection, le 28 Avril 2010, à l’Auditorium de la Maison Internationale de Rennes.

    Jean Luc MOREAU a enseigné en Ethiopie, pendant 6 ans, dans les années 90. Il nous a fait partager son expérience dans cette partie de la Corne d’Afrique. Il nous a présenté le montage de ses diapositives de l’époque.  Images et commentaires remarquables !

    Jean Victor IVAIN, étudiant à l’ESUP  (Ecole Supérieure de Commerce & Management) à Rennes, est parti en Février 2010, avec Jean Luc, découvrir ce magnifique pays, trop souvent méconnu. Il nous a présenté  les très belles images qu’il en a rapporté  sur un fond sonore d’une super musique glanée lors de leur itinéraire. Bravo !

    Après un intéressant débat et pour clôre la soirée, projection du DVD de clichés d’Ethiopie et des engagements des Enfants Avant Tout,  près des Enfants de ce pays. (réalisé par Matthieu Péneau et Jeannette).

    L’équipe de l’Antenne de Rennes avait préparé un très beau stand d’artisanat éthiopien, dans la galerie de la MIR. Il y était proposé une dégustation de l’excellent café arrivé tout juste de là-bas et  accompagné des petites gourmandises confectionnées par Dominique, la maman de Jean Victor.

    Une très agréable soirée riche en échanges,  un beau succès, un public très intéressé et intéressant, des retrouvailles avec des familles EAT…

    Au nom de Nos Enfants du Bout du Monde, un grand MERCI à Jean Luc, à Jean Victor, à Dominique et Framboise.

    Jeannette

    Bureau:

    Présidente: Geneviève Vial

    Vice président adoption:  Vincent Godet

    Vice président action:  Claude Vial

    Trésoriers:  Anne-Marie Minaire

    Secrétaire: Marie Louise Kerhousse

    Secrétaire adjointe:Geneviève Gérard

    Responsable suivi: Vincent Godet

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    Conseil d’adoption et chargés d’entretien

    Ce conseil est une instance interne formée de 15 à 18 personnes qui détermine parmi les candidats, les couples que notre OAA peut accompagner jusqu’à l’adoption d’un enfant éthiopien

    La présidente, les vices présidents, la psychologue et les couples chargés des entretiens des familles participent au conseil.

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    Suivi

    L’association a l’obligation légale d’éffectuer un suivi des enfants aprés leur arrivée dans leur famille adoptive.

    Une équipe de 46 personnes  effectue ce travail

    Ce suivi, dont le rapport est transmis aux autorités éthiopiennes, permet de mesurer l’intégration des enfants, d’accompagner et  de conseiller des familles en cas de difficulté. Les 2 premiers compte-rendus d’adaptation sont également envoyés au Tribunal de Grande Instance en vue de statuer pour l’adoption plénière.

    Les chargés de suivi sont formés (techniques d’entretien, connaissance juridique de l’adoption, insertion de l’enfant….)

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    Les responsables Pays

    Ils sont en relation permanente avec les responsables des projets d’action sur place.

    Ils assurent le suivi des projets en cours et sont le relais pour les nouvelles demandes formulées par le pays.

    CONGO: Geneviève Gérard

    ETHIOPIE: Claude Vial

    HAITI: Pascal Périllon

    MADAGASCAR: Marie Chevrier-Boulch

    RWANDA: Vincent Godet

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    Les responsables antennes locales

    Il sont chargés de l’animation des bénévoles de leur secteur géographique afin de conduire des animations permettant le financement des actions dans les pays

    Les antennes doivent rendre compte à l’association de leurs activités.

    Le nombre d’antennes ne demande qu’à augmenter, l’essor de l’association dépend de leur dynamisme.

    batiBATI ville au nom magique évocateur de mille senteurs.

    Si vous le voulez, je vous invite à nous suivre et découvrir le Marché de Bati, l’un des plus grands, des plus vivants d’Ethiopie.

    Ce 27 juillet 2009, pour être « à la fraîche » nous dit Claude, nous devons quitter Kobomlcha (375 Kms au Nord-est d’Addis) dès 7h30, là où nous venons de passer la nuit.

    Il fait déjà + de 30° et peu après nous atteindrons les 38° 40°… Avant de quitter le marché, nous aurons, d’ailleurs, l’obligation de consentir à une petite halte, à l’ombre d’une échoppe, pour éviter le malaise !

    Très vite, nous rencontrons de très nombreux marcheurs qui cheminent vers Bati. Certains ont quitté leur hameau depuis plus de 5 heures. Les femmes ploient sous d ’énormes fardeaux tout comme les chameaux et les ânes. Les hommes se déplacent le « dula » (bâton) en travers de l’épaule.

    BATI, nous y voilà.Epices marché de Bati
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    Après un arrêt buffet à Dabra-Birham, nous prenons la route pour Ankober, petit village, qui fut par le passé, la capitale des rois du Choa. Sur un éperon rocheux, on peut encore y voir les derniers vestiges de sa grandeur passée. Les ruines du château de Ménélik voisinent aujourd’hui avec l’Ankober Palace Dodge. Du pied de ce piton,une vue splendide, grandiose, sur le lointain pays afar, nous est offerte

    ankob145 Kms de piste sinueuse, panoramas grandioses, contrastes, diversités des sommets bleutés, de belles vallées, d’une campagne luxuriante aux patchworks du vert tendre au plus soutenu, camaïeu de bruns clair au plus foncé, presque noir, en passant par l’or pâle des champs ondulants d’orge, tef ou sorgho, les forêts d’eucalyptus vert de gris, de sapins sombres, ruisseaux, rivières serpentant dans les collines. Quelques singes «colobes ou guéréza » vêtus d’une houppelande de poils blanche et noire, à la queue touffue, nous feront l’agréable surprise de nous offrir une belle séance de voltige.

    Hommes, femmes, enfants, ânes, très chargés, rentrent du marché. Ils escaladent les éboulis, les chemins abruptes à travers les collines, pour rejoindre leur village, sous une chaleur écrasante et pourtant nous les entendons chanter…

    Ici et là des hameaux de toukouls avec la particularité de leurs murs en pierres sèches récupérées à proximité, dans de vastes et surprenants champs de pierres debout.

    ankob2Kum, Kum… (stop), les paysages époustouflants nous obligent à de fréquents arrêts-photos. Vous le savez déjà, Claude a l’art de saisir l’opportunité, la bonne lumière, le regard. Thierry progresse près du « Maître», moi, j’essaie !!! C’est aussi l’occasion de distribuer crayons de couleur ou stylos bille à la ribambelle d’enfants qui viennent vers nous, sortis d’on ne sait où, curieux, craintifs parfois, ils nous gratifient de leur merveilleux sourire.

    Mais l’une de nos plus belles rencontres de ce séjour apparaît… poursuivre la lecture…

    Au PAYS des AFARS

    Les Afars sont nomades ou semi-nomades, ils se déplacent au gré des pâturages et des points d’eau. Ils ignorent les frontières, les lois centrales. L’homme décide du déplacement du campement, il garde les dromadaires et les boeufs . La femme s’occupe des enfants, des chèvres et moutons, assure la corvée de bois et d’eau, elle monte et démonte « l’harri » (hutte) de la forme d’un igloo, recouverte de peaux de chèvres et nattes tressées.afar1

    Les Afars polygames peuvent avoir jusqu’à 4 épouses. L’homme a la possibilité de racheter une fille promise à la naissance contre 12 vaches. Par tradition les garçons sont circoncis à l’âge de 15 ans. L’excision et l’infibulation censées garantir la virginité des filles sont pratiquées jusqu’à un âge avancé.

    C’est un peuple sans écriture. La transmission du savoir et leur culture d’ailleurs passionnante se fait par tradition orale. Les joutes oratoires sont fréquentes. Parmi la littérature, le « horra » un chant de guerre exalte l’univers du guerrier, le culte du héros, la bravoure. Il est accompagné de danses réservées aux hommes.

    L’alimentation de base reste le lait de chamelle et de chèvre et la « dourha » galette de sorgho.

    Leurs bien maigres revenus sont tirés du bétail auxquels poursuivre la lecture…